Hubert Reeve
« La vie c’est la matière qui fleurit »
Dans Le banc du temps qui passe.
Vu de Mornant en janvier, le Mont-Blanc domine le hameau de Cœur.
La Befana
« Insieme Mornant Italie », l’Associazione Culturale Italiana à Mornant a organisé pour l’épiphanie une soirée italienne de la Befana. Comme Nady est inscrite à l’association pour suivre les réunions de conversation italienne, nous avons tous deux participé à cette manifestation.
Bien m’en a pris, car si je connaissais le mot Befana, pensant que c’était l’appellation italienne de la fête chrétienne de l’épiphanie, j’ai appris que Befana désigne une sorcière associé à cette fête. La Befana apporte des bonbons aux enfants sages et du charbon à ceux qui ne le sont pas.
Dans le Patio
Dans le patio à Mornant les roses de Noël et perce-neige fleurissent.
Je ne me souviens pas les avoir vus en fleur si tôt dans l’année.
Malgré la neige tombée en début de mois et des températures matinales à -10°C, nous avons bénéficié de belles journées invitant à la promenade. Par une de ces belles après-midi, Nady et moi avons admiré le panorama sur les Alpes.

Vers l’Est, par delà le hameau de Cœur, nous avons été gratifiés d’une splendide vue sur le Mont-Blanc (4·810 m). En direction du Sud-Est, au-dessus de Grenoble et la chaine de Belledonne dans les nuages, on distingue à l’horizon le massif des Grandes-Rousses dont le Pic Blanc (3·300 m) domine la station de l’Alpe d’Huez. Sur la droite de ce panorama, dans le lointain embrumé, on distingue la Meije (3·983 m) signalant le profil en dents de scie du Massif des Écrins dans l’Oisans !
À l'Auditorium
Film muet à l’auditorium de Lyon
Une soirée à l’auditorium de Lyon pour regarder «·Tabou·» film muet de Friedrich Wilhelm Murnau accompagné musicalement par Karol Mossakowski au grand orgue de 6·000 tuyaux.
L’instrument aux mille couleurs nous a transportés à Bora-Bora, une île de Polynésie française que je connais assez bien pour y avoir séjourné par trois fois. L’organiste polonais, l’un des meilleurs spécialistes de l’exercice, loin de la musique officielle de style Mickey Mouse ajoutée ultérieurement, a accompagné de ses improvisations le suspense de l’action et les fascinantes images de Bora-Bora avec des indigènes comme acteurs principaux.
Sur l’île de Bora-Bora, écrin préservé de la civilisation, le pêcheur de perles Matahi est amoureux de la belle Reri. Mais le chef de la tribu, Hitu, a décidé de vouer Reri aux dieux, ce qui la rend «·tapu·», c’est-à-dire intouchable. Dans leur fuite sur une île voisine, les amants seront confrontés aux désastres causés par la civilisation occidentale sur leur coin de paradis. Murnau mourra des suites d’un accident de voiture une semaine avant la sortie de son dernier chef-d’œuvre, lourdement endetté par ce tournage aux antipodes.
Bande-annonce, 3 min (musique officielle)
Le film, États-Unis 1931, noir et blanc, dernier film de Murnau (Nosferatu, Faust, Sunrise) est un hymne magnifique à la nature encore vierge de la Polynésie et à son caractère sacré : «·Tabou·». Secondairement, le film ambitionne de nous faire réfléchir à la beauté et à la fragilité de notre environnement.
Lointains ancêtres
Des mandibules d’homininés datés de 773 000 ans,
des ancêtres très plausibles de Neandertal et Sapiens
Des mâchoires inférieures provenant d’Afrique du Nord, illustrent les variations entre les hominidés fossiles et les humains modernes, avec un Tighennif 3 d’Algérie (en haut à gauche), un ThI-GH-10717 de la carrière Thomas au Maroc (en haut à droite) et un Jebel Irhoud 11 du Maroc (en bas à gauche), comparés à une mandibule d’un humain moderne récent (en bas à droite). Interview pour en savoir plus sur « The Conversation »
Le Mont Blanc vu de Mornant (Hameau de Cœur)
À Mornant

Les vignes gamay de la fameuse appellation «·coteaux du Lyonnais·» Domaine de Papin, sont blanchis par les chutes de neige du 7 janvier et, ce soir-là, le village de Sainte Foy sous un manteau blanc. Les routes en sont devenues difficilement praticables, si bien que j’ai failli ne pas me rendre en soirée à l’auditorium de Lyon pour regarder «·Tabou·», film muet de Friedrich Wilhelm Murnau accompagné musicalement par Karol Mossakowski au grand orgue.
À Aussois
Au Centre Paul Langevin
Nady et Robert se sont dépaysés pour une semaine au Chalet du CNRS.
Attirés par le confort du tout compris et les souvenirs de nos jeunes années, nous avons retrouvé avec grand plaisir l’environnement de ce chalet. À la mi-janvier, les vacanciers peu nombreux étaient majoritairement des têtes grises comme nous. Nous avons d’ailleurs retrouvé des parents dont les enfants étaient amis des nôtres lorsqu’ils étaient adolescents.
La Grande Odyssée 2026
16 janvier, Aussois accueille la 6ᵉ étape de La Grande Odyssée Royal Canin. C’est l’évènement annuel du chien de traineau en Europe. Les meilleurs mushers européens [conducteurs de chiens de traîneau] sont présents pour une course à grand spectacle.
De quoi s’agit-il ? Depuis plusieurs années, La Grande Odyssée s’est imposée comme le rendez-vous de l’élite des mushers de mi-distance. Le départ en front de neige offre toujours le grand spectacle des chiens trépignant sur le départ.
Programme
- De 11h à 19h, un village Grand Nord au front de neige d’Aussois avec animations gratuites.
- De 15h à 16h, départs toutes les quelques minutes en continu, des attelages chiens de traîneaux.
- De 16h45 environ à 18h40, arrivées en continu des attelages de retour surle front de neige.
- À partir de 17h45, podium des premiers arrivants.
La base polaire de La Grande Odyssée porte bien son nom.
Le lendemain à Val Cenis, après une belle étape partie de Bessans et en passant par Bonneval-sur-Arc, les mushers et leurs chiens ont passé la nuit suivante en bivouac autonome près du col Mont-Cenis à plus de 2000 mètres d’altitude. Ils se sont installés à la frontale, samedi 17 janvier au soir, sous une forte tempête de neige.
Haute-Savoie — Savoie — Isère
Pourquoi l’organisation de
La Grande Odyssée
est un véritable défi ?
D’après le Dauphiné Libéré
R.C. – du 16 janv. 2026
La Grande Odyssée nécessite une préparation minutieuse
L’événement mobilise une centaine de personnes, dont 90 % de bénévoles, répartis sur de nombreux pôles : montage des sites de départ et d’arrivée, installation du village, régie, sonorisation, sécurité des pistes, PC course, suivi GPS, communication et partenariats.
La santé des 600 chiens-athlètes est assurée par une douzaine de vétérinaires.
Les équipes travaillent jusqu’à 18 heures par jour, parfois très tôt ou très tard selon les besoins de reconnaissance et de sécurisation des pistes.
Gérer les aléas
Chaque équipe dispose d’un chef qui organise briefings et débriefings quotidiens pour ajuster l’organisation.
Les principaux imprévus concernent la météo et l’enneigement, avec plusieurs plans anticipés et validés en préfecture.
Des aléas sportifs peuvent aussi survenir, comme un musher incapable de prendre le départ.
L’organisation
L’organisation prévoit jusqu’à quatre camps de base, des transports coordonnés pour déplacer les équipes, ainsi que la gestion des repas.
Malgré la fatigue et le stress, l’ambiance reste positive : chants des vétérinaires, attention portée aux bénévoles, présence d’un « happiness manager ».
Les volontaires
Les participants bénévoles viennent de toute la France, parfois en posant deux semaines de congé, et présentent des profils variés, des passionnés aux « historiques » qui forment les nouveaux. Compte tenu du nombre de candidats, la possibilité d’une sélection rigoureuse est le gage d’une édition réussie.
Aux Arcs
À Autrans
Vanessa accompagne une classe de neige
Vanessa a passé quelques jours à skier dans le Vercors à Autrans avec les élèves du Collège Jacques Brel où elle enseigne le français et le latin. Elle sait aussi qu’elle est sur le lieu où ses parents se sont rencontrés pour la première fois au début des années soixante. Il leur a fallu sept ans pour découvrir qu’ils étaient faits l’un pour l’autre…



























