Vie de rêve
Faites que votre rêve dévore votre vie afin que votre vie ne dévore pas votre rêve.
Antoine de Saint-Exupéry
Fresque décorative de Jean-Paul en 10 panneaux à la Kirschlerie. (D’après un original offert par F. Abel, auteur de BD)
Entre voyages, montagne et souvenirs
Jean-Paul, le frère aîné de Robert, a publié ses récits de vie.
À 92 ans, celui que tout le monde surnomme affectueusement « Papy Kirsch » retrace les grandes étapes de son existence. Passionné d’écriture depuis des décennies, il retrace ses souvenirs de jeunesse, ses voyages, ses aventures en mer et en montagne dans un ouvrage de 216 pages. Dans la pièce où il aime s’isoler pour rédiger ses mémoires et son quotidien, l’ancien imprimeur à Sarreguemines raconte sa passion pour l’écrit. Celui qui a été militaire au 52ᵉ bataillon du génie pendant deux ans en Algérie raconte aussi ses voyages en camping-car avec son épouse à travers l’Europe, ses ascensions en montagne avec le Club vosgien et le Club alpin, ainsi que ses régates en mer.
« Lorsque j’ai pris ma retraite, j’ai commencé à écrire. Je me suis tenu à une page par jour en racontant mon quotidien, que je partage avec mon épouse. J’ai rempli 12·000 pages, mais, pour ce livre, j’ai fait une sélection de 200. J’aborde quelques souvenirs de notre jeunesse passée, avant, pendant et après la guerre. J’ai omis quelques chapitres qui feront peut-être l’objet d’un autre livre.·« J’ai eu envie d’écrire et de raconter à mon entourage ce que j’ai pu vivre. Ce n’est pas un livre qu’on lit comme un roman mais plus un ouvrage qui résume une vie ordinaire, remplie d’événements parfois extraordinaires. J’ai eu envie d’écrire et de raconter à mon entourage ce que j’ai pu vivre. Ce n’est pas un livre qu’on lit comme un roman mais plus un ouvrage qui résume une vie ordinaire, remplie d’événements parfois extraordinaires·»
Le dessin des pages intérieures de couverture est la reproduction d’une fresque réalisée sur un mur de la Kirschlerie . «·Il représente mes deux maîtresses, la mer et la montagne ! », déclare avec un large sourire ce père de quatre filles. « Et papy de dix petits-enfants ! », précise-t-il.
Interview de Claude Di Giacomo – Édition du mardi 26 mai 2026 – Le Républicain Lorrain.
L’envie d’écrire et de raconter à mon entourage ce que l’année écoulée nous a fait vivre, m’est venue au retour de notre grand voyage qui a marqué le début de ma retraite. C’est en lisant les chroniques mornantaises de mon frère en 1993 que l’idée a fait son chemin. C’est aussi l’époque où j’ai commencé à consigner les événements au jour le jour dans un agenda. En 2026 j’en suis à mon numéro 33 ; ce millier de pages restera le témoin à titre posthume de mon aventure vécue.
J’ai omis volontairement de développer certains sujets sur ma vie professionnelle et familiale ainsi que mes aventures en mer et en montagne. Ces chapitres aussi vastes que passionnants pourraient alimenter les pages d’un futur livre.
Cet album de textes choisis est un essai. Ce n’est pas un livre qu’on lit comme un roman, mais un résumé de mes écrits, saupoudré d’images et de photos personnelles agrémentées de quelques piques dans ma langue maternelle ou en allemand, avec parfois la traduction. Il se veut aussi être le messager pour un public élargi, un rayon de soleil et d’espoir dans le monde actuel pour la jeunesse qui aspire au bonheur dans un environnement que je leur souhaite meilleur. Je leur fais confiance, car quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents.
Certains textes ne sont pas de moi mais d’auteurs connus ou anonymes, je les cite et je les remercie de pouvoir les diffuser, car ils correspondent bien à ma plume. Je publie ces écrits à la demande insistante de mes lecteurs qui m’ont incité à le faire et je les remercie pour leurs nombreuses réponses et encouragements au fil des années. Ils constituent un trésor d’amour et de reconnaissance. Je souhaite à nos futurs lecteurs de se retrouver dans un passage qui les concerne ou qui leur rappelle une tranche de vie parallèle. Ceux qui sont nés avant guerre, comme moi, y mêleront leurs souvenirs personnels. Quelques-uns se demanderont comment j’ai pu perdre mon temps à écrire des choses qui ont déjà été écrites avant moi et mieux que moi. D’autres auront peut-être une pensée attendrie, une petite larme, pourquoi pas, ou un brin de nostalgie ? Les plus jeunes y trouveront aussi matière à combler les lacunes de leurs connaissances. J’imagine leur étonnement ou leur sourire incrédule au moment où ils me feront l’honneur de me lire. Quand ils auront mon âge, je serai fort étonné que leur propre passé ne leur laisse pas la même impression qu’à moi.
Le monde à mon époque était-il mieux ou moins bien qu’aujourd’hui ? Il était tout simplement différent. À travers ces pages, je veux essayer de l’évoquer sans prétention, tel que je l’ai vécu. Mon objectif est de transmettre certaines valeurs que la vie m’a apprises. Pas comme ces objets retirés de la devanture à remiser dans l’arrière-boutique pour être jeté un jour, mais pour qu’il reste une trace de notre glorieux passé qui a vu tellement de choses changer en si peu de temps. Aujourd’hui l’immédiateté prime, là où la patience était reine.
À 90 ans passés, les activités physiques, moins nombreuses, sont remplacées progressivement par des occupations intellectuelles comme l’écriture et la lecture. Pour l’essentiel, j’ai fait de mon mieux, pour le reste, j’ai fait ce que j’ai pu. L’imaginaire reste intact, la réalité est méconnaissable. La montée a été épuisante. La descente un calvaire. Tout a une fin dans ce monde. Le courage ne peut remplacer les forces perdues. Vous êtes, cher lecteur, ma consolation. Quand le passé n’éclaire plus l’avenir, l’esprit est dans les ténèbres. On devient vieux trop tôt, on devient sage trop tard.
Le dessin des pages intérieures de couverture est la reproduction d’une peinture sur un mur de la Kirschlerie. Il représente mes deux maîtresses : la verticale et l’horizontale, la montagne et la mer. L’original m’a été offert par l’artiste F. Abel, auteur connu de BD.
Je soumets ces textes à votre bon plaisir. Ils ne sont pas un regret du passé mais un outil pour entretenir la mémoire devenue indispensable devant l’accélération de l’histoire et de l’évolution rapide des mœurs.
Imprimeur, soldat en Algérie, alpiniste, voyageur, le nonagénaire Jean-Paul Kirsch raconte sa vie dans un livre. A 90 ans, le Sarregueminois a regroupé des tranches de sa vie dans un recueil : « Textes choisis par le papy de la Kirschlerie ».
Transcription de son interview du 23 avril 2026 sur Radio Mélodie.
Face aux questions sur les anecdotes de son livre, Jean-Paul Kirsch est resté discret, ses aventures, il préfère les écrire que les raconter.
Il y a des histoires, enfin, vous verrez tout ce que j’ai vécu. Les moments glorieux, merveilleux, des moments douloureux des fois. Ce sont des choses ordinaires, mais finalement, je les trouve quand même un peu extraordinaires.
L’idée du livre remonte maintenant à plusieurs années.
Ce livre, j’ai commencé vraiment à le mettre sur pied il y a à peu près 2 ans, mais j’écris depuis ma retraite, ça fait 30 ans. Et de fil en aiguille, j’ai écrit encore autre chose. Et puis tout cela ça s’accumule, ça s’accumule et un beau jour, j’avais tout un tas. J’ai dit : « tiens, on va pouvoir mettre tout cela sur le papier et pourquoi pas en faire un album de textes choisis. Un bouquin quoi ».
L’ouvrage a été auto-édité, mais l’écrivain n’a pas travaillé seul pour autant.
Tout ce qui est écrit là-dedans c’est moi qui l’ai écrit. Et mon gendre préféré, un de mes gendres préférés, il a tapé tout ça sur l’ordinateur. Une fois qu’on avait tapé tous ces textes au propre, il fallait faire la mise en page alors là, mon frère, lui, il savait faire cette mise en page comme un professionnel.
Un devoir de mémoire. Laisser une trace derrière lui à sa famille était l’objectif premier, mais pas uniquement.
Tout ce qu’on a vécu nous à notre époque, c’est ça que je voulais transmettre à notre prochaine génération et à nos jeunes d’aujourd’hui qui ont besoin de repères et dans mon livre, ils en trouveront certains.
Plusieurs textes sont écrits en patois, il était important pour l’auteur de représenter ce dialecte.
Ici, on est sur une frontière. Et je suis 100 % pour Sarreguemines en « platt ». Continuez de parler « platt » [francique] chez nous et promouvoir le « platt » chez nous. Je fais tout pour.
Le livre est disponible en contactant directement Jean-Paul Kirsch :
41 bis rue de deux ponts 57200 Sarreguemines.
Reportage réalisé par Madison Gnemmi, stagiaire.
Le livre est disponible sur commande auprès de Jean-Paul Kirsch
Informations au 03 87 02 90 73
Bon de Commande à imprimer
Rencontres
Françoise est arrivée du Mexique début mai pour un séjour de deux mois en France. Nady lui a organisé le séjour de manière à retrouver au mieux les membres de la famille grâce à la participation et la bonne volonté de
- Véronique,
- Alyette,
- Sonia,
- Marif,
- Alexia,
- Vanessa
- Xavier
- Gérard
- Béatrice,
Nous lui avons proposé de prolonger son séjour et de l’accompagner pour son retour au Mexique afin qu’elle puisse rencontrer sa sœur Odile qui sera en France après son vol de retour prévu initialement. Cependant, elle a préféré maintenir son retour comme prévu son amie Zoune qui l’a déjà accompagnée pour venir.
Saint-Austremoine
Les reliques de Saint-Austremoine ont connu un destin mouvementé qui reflète plus d’un millénaire de dévotion auvergnate.
D’abord inhumé à Issoire, où son tombeau devint très tôt un lieu de pèlerinage, le premier évêque de Clermont voit sa tête transférée au 9ᵉ siècle à Saint‑Yvoine avant de revenir à Issoire vers l’an 900.
L’épisode décisif survient en 848, lorsque Pépin II d’Aquitaine fait transporter les reliques principales depuis Volvic jusqu’à l’abbaye de Mozac, qui devient dès lors le centre majeur de son culte.
Une châsse médiévale, probablement en émaux de Limoges, disparaît au fil des siècles, remplacée à la fin du 16ᵉ siècle par la grande châsse en bois peint encore visible aujourd’hui. Longtemps portée en procession et honorée dans les rogations, elle a été ouverte en 2022 pour permettre sa restauration, rappelant la continuité d’une vénération enracinée depuis l’Antiquité chrétienne.
Le trois mâts
Orient Express Corinthian

Ce magnifique trois mats a fait une escale remarquée dans la baie de Cannes pendant la 79ᵉ édition du Festival du cinéma 2026 qui s’est déroulé durant la semaine où nous séjournions avec Françoise sur les hauteurs surplombant la baie de Cannes.
Le luxe
Ce luxueux voilier aux courbes et impressionnants volumes ne fait pas moins de 220 m de long. Avec ses 54 cabines et ses 170 membres d’équipage, il proposait pendant le festival une expérience ultra-exclusive le long de la Côte d’Azur, avec des étapes incontournables et iconiques comme Saint-Tropez, Cannes, Antibes ou Monaco.
La construction
La construction du Corinthian a débuté en janvier 2025 aux Chantiers de l’Atlantique. À partir de la mi-juin 2025, le navire était amarré au quai de Penhoët à Saint-Nazaire pour la phase d’armement. Le 10 décembre 2025, le voilier quitte Saint-Nazaire pour trois jours d’essais en mer. La livraison a eu lieu le 26 avril et, pour son voyage inaugural, le navire a été baptisé en mai 2026 à Saint-Nazaire par le groupe hôtelier Accor en partenariat avec le géant du luxe LVMH. Sur la photo de sortie du chantier, à vue de nez et une règle de trois, on voit que les voiliers décoratifs au pied de chaque mât mesurent environ 33 m ; ils supportent et cachent en fait la machinerie de manœuvre automatique des voiles (3 × 1 500 m²).
Sébastien Bazin, le PDG d’Accord, explique sa présence sur la côte d’Azure pendant le festival du Cinéma en rappelant qu’il évite « à une clientèle aisée » qui a « horreur des contraintes » de devoir changer d’hôtel entre les destinations prisées des riches vacanciers. Indeed, mon cher Watson !
Classé parmi les Plus Beaux Villages de France, Montpeyroux s’élève comme une sentinelle de pierre blonde au-dessus de la vallée de l’Allier. Son identité est indissociable de l’arkose, cette roche sableuse aux teintes dorées qui a façonné ses maisons, ses ruelles et son imposant donjon médiéval. Les anciennes carrières, exploitées depuis au moins le 11ᵉ siècle, ont fourni un matériau d’une qualité exceptionnelle, recherché dans toute l’Auvergne pour sa résistance et sa luminosité (on le retrouve notamment dans les grandes églises romanes de la région, dont l’abbatiale Saint‑Austremoine d’Issoire).
L’exploitation de l’arkose, pourtant centrale dans l’histoire de Montpeyroux, décline à partir du 19ᵉ siècle pour plusieurs raisons convergentes. D’abord, l’industrialisation bouleverse les techniques de construction : les pierres locales, taillées à la main, deviennent moins compétitives face à l’utilisation des pierres volcaniques noires plus faciles à travailler et moins abrasives pour les outils. Ensuite, les carrières d’arkose sont difficiles à mécaniser : la roche se présente en bancs irréguliers, nécessitant un travail manuel long et coûteux. Enfin, les conditions de travail dans les carrières — poussière, risques d’éboulement, pénibilité — accélèrent l’abandon du métier au profit d’emplois plus sûrs et mieux rémunérés.
Découvrir Montpeyroux : https://www.issoire-tourisme.com/
Sainte Radegonde

(© par philippeos)
Sainte Radegonde est honorée par une statue dans l’église du village perché de Sainte-Yvoine.
Princesse royale née en Thuringe (520-587), elle devient reine de France en épousant Clotaire 1ᵉʳ, fils de Clovis. Lorsque ce roi sauvage eut ordonné le meurtre du jeune frère de Radegonde, celle-ci s’enfuit à Noyon, auprès de saint Médard qui lui donna le voile des moniales. Elle se retira à Poitiers, où elle érigea le monastère de Sainte-Croix. Radegonde vint au secours des malades et des miséreux. Elle mourut le 13 août 587. De nombreux récits médiévaux relatent les miracles accomplis par la sainte, tant chez l’adulte que chez l’enfant.
Son culte nous fut transmis par les moines de Charroux, de Poitou. Chassés par les Normands, ceux-ci vinrent se réfugier à Saint-Yvoine. Ce village était à l’époque domaine du Comte du Limousin. Ce dernier a octroyé aux moines de Charroux, entre autres dons, leur château de Saint-Yvoine et la cure de Sauvagnat.
Source : note explicative, église de St Yvoine.
Voir également : généalogie Kirsch-Dubois.
PS : notez que la lignée attribuant à Charlemagne,
après mort, une descendance de Clovis, reste très incertaine.
Coucher de Terre prise par l’équipage d’Artémis II et publiée par la Nasa le 7 avril 2026 (© Handout / NASA/AFP)
Insieme Mornant Italie
L’association « Insieme Mornant Italie » (Associazione Culturale e Linguistica Italiana a Mornant) a été créée le 10 décembre 2025. Sans avoir une ascendance italienne connue, Nady participe activement au « Caffè Italiano » pour pratiquer la langue de Dante Alighieri qu’elle a tant aimée dans sa jeunesse. Il faut rappeler qu’elle a eu un beau-frère Fiorentino et a deux nièces italiennes installées à Paris !
En ce mois d’avril, avec 150 autres sympathiques convives et un chanteur des années 70, nous nous sommes bien amusés à la soirée italienne. Ce fût un énorme succès pour le premier événement de l’association ouvert au public non membre. La date n’avait pas été choisie au hasard, le 25 avril correspond au jour de la libération des villes italiennes de Milan, Turin et Gênes en 1945. C’est pourquoi, ce soir-là, une saine joie italienne a inondé nos cœurs au-delà de minuit.
Je rappelle que j’ai découvert récemment que la Befana est un personnage et non pas une fête.
Lyon aux chandelles
À Lyon, face à la Chambre de commerce illuminée de l’extérieur, se dresse la Basilique Saint Bonaventure. Construite au 13ᵉ siècle, la Basilique est un chef-d’œuvre gothique emblématique de la ville connu pour son architecture impressionnante, ses voûtes majestueuses et son riche patrimoine religieux. Cette année, «·Candlelight·» est revenu dans cet écrin historique pour offrir un concert de piano sur le thème des succès de Jean-Jacques Goldman, auquel nous avons pu assister.
La lune
Plus de 57 ans après le célèbre cliché du lever de Terre d’Apollo 8 qui avait bouleversé notre vision du monde, les Américains Reid Wiseman, Christina Koch (première femme de l’Histoire à survoler la Lune), Victor Glover et le Canadien Jeremy Hansen nous ont offert une nouvelle vue inédite de la planète bleue. Ils ont vu la lune à 6·550·km.
Je me suis surprise à remarquer non seulement la beauté de la Terre, mais aussi toute cette obscurité qui l’entourait, et à quel point cela la rendait encore plus extraordinaire.
Christina Koch
Tchernobyl
40 ans plus tard
Une visite de la zone d’exclusion a donné lieu ce mois-ci à un long reportage de Courrier international. En voici l’éditorial qui montre à quel point est erronée l’idée communément admise que Tchernobyl est une zone contaminée et désolée.
La région a une histoire fascinante, la nature reprend ses droits, la contamination est en grande partie maîtrisée et la zone d’exclusion est un endroit envoûtant, fascinant et magnifique.
https://www.courrierinternational.com/reveil/2026-04-25#article-3
Espace visiteur
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