Janvier 2019

alexia engagement scout (5)

Vidéos de nouvel an

À l’occasion des fêtes de fin d’année et en ce début 2019, nous avons le plaisir de vous proposer quelques vidéos

Marie Meunier

Chef Patissière au LUX Grand Gaube (3 minutes). Félicitations pour ton parcours exceptionnel.
Film de Serge Marizy et Lionel Ghighi en collaboration avec le Groupe LUX* et Air Mauritius
Original sur Youtube (nouvelle fenêtre)


Blandine Floch

Grande cavalière devant l’Éternel. Amis, chevaux, famille, fêtes…
Une rétrospective de toute l’année 2018 (5 minutes).
Original sur Facebook faible résolution.


Notre amie Monik

Bien installée en Nouvelle Calédonie, antigym, plage, famille, amis, navigation… ont occupé Monik en 2018
Une année bien remplie qu’elle présente dans sa « Lettre de l’Année » en 6 minutes ( vidéo privée )


Alexia s’engage

Dans la troupe y pas d’jambe de bois…

27 janvier 2019 à Vienne

L’événement résumé en quatre minutes vidéo, évidemment centrée sur son témoignage et sa reconnaissance à sa propre fille Justine, sa marraine d’engagement, émue aux larmes

Extrait du dernier message de Lord Baden-Powell (1857-1941)

Aux scouts du monde entier : 

« [..] Je crois que Dieu vous a placé dans ce monde pour y être heureux et jouir de la vie. Ce n’est ni la richesse, ni le succès, ni l’indulgence envers soi-même qui créent le bonheur. L’étude de la nature vous apprendra que Dieu a créé des choses belles et merveilleuses afion que vous en jouissiez.

Contentez-vous de ce que vous avez et faites-en le meilleur usage possible. Regardez le beau côté des choses et non le plus sombre. Essayez de laisser ce monde un peu meilleur qu’il ne l’était quand vous y êtes venus et quand l’heure de la mort approchera, vous pourrez mourir heureux en pensant que vous n’avez pas perdu votre temps et que vous avez fait “de votre mieux”.

Soyez prêts à vivre heureux et à mourir heureux. Soyez toujours fidèle à votre promesse même quand vous serez adultes.Que Dieu vous aide. »

Votre ami Baden-Powell.

Source : Qui fonda le scoutisme

Jean-Paul, l'homme du jour

Médaille de la Jeunesse

jpk medaille des sports transpjpk medaille de la jeunessejpknamasteL’ancien maître imprimeur a œuvré bénévolement pendant plus de cinquante ans dans une vingtaine d’associations sportives et culturelles. De nombreux engagement comme lorsqu’il était guide au Club Vosgien durant plus de 40 ans. Il a gravi le Mont-Blanc à cinq reprises et l’Island Peak au Népal qui culmine à 6 000 mètres.Transmettre son amour pour la nature et le goût du travail bien fait, c’est ce qu’il a toujours essayé d’accomplir.

« Ce qui compte, c’est l’exemple que nous donnons à ceux qui nous succèdent, dans un monde qui a tant besoin de repères, de lien social et d’engagement », déclare-t-il.

D’imprimeur à alpiniste Un homme au parcours riche. Jean-Paul Kirsch s’est vu remettre la Médaille de la Jeunesse, des Sports et de l’Engagement Associatif par Céleste Lett, maire de Sarreguemines, lors de la cérémonie du palmarès sportif fin janvier 2019.

Robert inattendu

Je vous parle ici d’activités de retraité auxquelles vous ne vous attendiez peut-être pas de ma part.

Spécialiste WordPress

La curiosité et les circonstances m’ont amené à m’intéresser, puis à prendre en main WordPress, le Système de Gestion de Contenu [de site Internet, SGC] le plus utilisé dans le monde.

Actuellement, WordPress fait tourner 1/3 de tous les sites web dans le monde et propulse les 2/3 des sites WEB utilisant un Système de Gestion de Contenu (SGC=CMS en anglais), de plus il est gratuit.

C’est ainsi que je me suis chargé de la recherche d’un hébergeur
et de la construction du site web du Secteur Pastoral du pays Mornantais
opérationnel depuis le 1er septembre 2017.

La relève pour la gestion de ce site se met petit à petit en place et me permettra de m’en dégager.

Éditorialiste

Plus étonnant encore pour moi, qui, écolier, peinait laborieusement le dimanche après-midi sur la rédaction à remettre le lundi au maître d”école.

Je ne m’était jamais imaginé éditorialiste !

Pourtant depuis juin 2015, à la tête du comité de rédaction,
je me charge de l’édito du bulletin paroissial « LE SIGNAL ».

Édito 332 – Dieu et l’Homme

Décembre 2018

no332Chaque individu est unique, ce n’est pas la première fois que vous entendez cela. Je peux enchaîner en disant, unique par son physique, sa pensée, sa vision du monde. Cela m’oblige à accueillir les différences entre ma manière d’être moi et celle des autres d’être eux.

Alors, qu’en est-il avec Dieu, qui est à l’affiche de ce bulletin ? Je suis bien conscient que l’image que je me fais de Dieu n’est pas celle de mon voisin de banc. Autant de participants à une messe, autant de sensibilités religieuses différentes, de ressentis spécifiques de la foi en Dieu, de représentations diverses de Dieu lui-même. En l’absence de compréhension, dire que je connais Dieu ne serait qu’une façon mensongère de me rassurer. Pour moi, il s’agit plus d’un vécu que d’une connaissance.

Pour E. Mounier, dans notre dossier, l’Homme est habité par un « besoin d’infini », il peut mettre sa confiance dans un « Être suprême où dialoguent intimement des personnes… ». H. Reeves de son coté s’interroge « Entre les dogmes des religieux et les certitudes des athées, il y a de la place pour des spiritualités questionneuses ».

Peut-être suffirait-il d’être plus humain pour être plus à l’image de Dieu ? Dans le monde entier, nous avons fixé au solstice d’hiver la date pour fêter son humanité, son incarnation. Profitons-en pour passer un joyeux Noël ensemble, en famille, avec des amis, et offrons-nous dans la bienveillance, nos trésors de différences.

R. Kirsch 

Édito 331 – Joie et Allégresse

Septembre 2018

no331Hilarion synonyme de Joie et Allégresse ?

Hilarion est ce jeune prêtre Burkinabé qui a remplacé en juillet, puis en août, nos pasteurs en vacances d’été. Son prénom, équivalent de Hilaire, Hillary, Hilário… emprunté au latin hilaris venant du grec ilaros, signifie joyeux, gai, voir hilare ? Nous voilà dans le sujet du dossier de ce bulletin.

Avant de nous quitter Hilarion nous a laissé un témoignage de sa Rencontre avec les paroissiens. Le dossier reprend le titre de l’exhortation apostolique du Pape François, Gaudete et exsultate dont vous trouverez un extrait sur l’humour. Dans son Billet Jean-Luc nous parle de la sainteté ordinaire de tout un chacun qui est le fil directeur de l’exhortation papale.

L’été qui s’achève vous a sans doute apporté des émotions agréables, je le souhaite en tout cas. C’est l’occasion de se rappeler que la vie nous apporte malheurs et bonheurs, peines et joies, qu’il est utile d’exprimer pour les partager. La morosité s’envole si je ferme la télé et que j’ouvre les yeux sur la beauté du monde qui m’entoure et les joyeuses frimousses que je rencontre au quotidien.

Soyons saints tous les jours, en mangeant sainement pour vivre joyeusement avec humour, sans perdre le réalisme pour autant : il est dans notre pouvoir d’éclairer les autres d’un esprit positif rempli de joyeuse espérance.

Robert Kirsch, 29 août 2018

Édito 330 – Les Animaux amis des hommes

Juin 2018

J’espère que vous lirez avec intérêt les articles du dossier de ce numéro « les animaux, amis des hommes ». Sans parler de la nourriture qu’ils incarnent depuis nos ancêtres chasseurs, ils méritent notre respect, les sauvages pour leur débrouillardise, les domestiques pour leur collaboration. Où en serions-nous sans l’aide précieuse de leur force musculaire ou de leurs capacités spécifiques mises à notre disposition depuis des millénaires ?

Entre différentes espèces la communication est difficile, ou impossible, pourtant nous écoutons chanter les oiseaux avec plaisir sans comprendre ce qu’ils se racontent, de même un chien peut écouter avec attention son maître lui parler longuement. Cela fonctionne dans les deux sens entre l’homme et l’animal. Nous pouvons ressentir une connivence avec notre chien, nous savons parler au cheval pour le faire avancer, tourner, s’arrêter, tout en ayant souvent des difficultés de compréhension entre humains. L’astrophysicien Hubert Reeves, dans son livre Le banc du temps qui passe évoque à plusieurs reprises son chat aux beaux yeux verts :

« Je le regardais et il me regardait. J’avais l’impression que nous partagions la même question : qu’est-ce qui se passe dans sa tête ? À quoi pense-t-il en me regardant ? Je voyais le mystère du monde se refléter dans ses yeux : là devant moi, mais hors de portée. […] Il faut nous attendre à être parfois dépassé par la réalité. »

Alors avec Dieu, Le Tout Autre, comment communiquer ? La période des vacances approche, serait-ce le moment d’essayer ? À chacun de se laisser dépasser en tentant l’aventure, en attendant, je vous souhaite un très bel été.

R. K.   

Édito 329 – Fleuris là où Dieu t’a planté

Décembre 2017

couverturePerdu quelque part, sur cette planète bleue, près de ce soleil jaune dont j’aime sentir la chaleur sur ma peau, dans la blanche voie lactée, faisant partie d’un amas de galaxies lui-même perdu parmi d’innombrables autres amas, recoin d’un superamas appelé Laniakea dans un univers démesuré, c’est là que je suis planté, me posant l‘éternelle question du sens de la Vie.

Peut-on donner un sens à la Vie, puis-je donner un sens à ma vie ?
Saint François de Sales autour des années 1600 y répond avec limpidité
Fleuris là où Dieu t’as planté “ !

Dans le dossier de ce numéro les rédacteurs du bulletin ont exploré quelques pistes suggérées par François, le Savoyard. Il me semble bien que nous n’avons pas d’autre alternative ; c’est à nous de donner du sens à notre vie, sans même philosopher longuement ou doctement. Que l’on soit petit ou grand, il y a toujours une possibilité d’être quelqu’un de précieux pour les autres. Voyez l’histoire de la cruche fendue du billet de Jean-Luc page 13. Tête bien faite ou lézardée, là n’est pas la question, chacun fait avec, là où il est, pour vivre avec amour, fleurissant, produisant du fruit, en lien avec son entourage.

R. K. 

Si vous prenez plaisir à lire notre bulletin, avec 16 ou 20 € dans une enveloppe “pour LE SIGNAL” déposée à la cure ou à la quête, vous pouvez participer à l’impression du prochain numéro dont le coût n’est pas encore financé. En attendant nous vous souhaitons, cher lecteur, de tout cœur une très joyeuses Fête de Pâques en communion avec les chrétiens du Secteur Pastoral du Pays Mornantais.

L’équipe de rédaction. 

Édito 328 – Solidarité

Décembre 2017

Le monde qui nous entoure nous est rarement présenté sous un aspect encourageant ou optimiste par les médias les plus connus. De plus, les mots choisis pour nous présenter l’actualité ne sont pas anodins, ils sont la partie émergente d’une manière d’être, sous-jacente. Le vocabulaire utilisé révèle une face cachée de la pensée contemporaine :

  • Lorsque nos frères humains se font tuer, l’actualité nous apprend qu’ils sont abattus !
  • En politique, on parle de pouvoir lorsqu’il s’agit de service à nos concitoyens !
  • Pourquoi faire valoir l’autorité dans de nombreuses relations, en oubliant l’humilité ?
  • Dans d’autres situations, l’on cherche à dominer alors qu’il serait plus judicieux de s’entraider !

Pourtant, un autre monde plus chaleureux enrichi notre vie. Rien qu’en France, solidarité et coopération sont les énergies renouvelables de centaines de milliers d’associations de bénévoles. Celles-ci tissent au quotidien et au fil des générations, des rapports humains authentiques. Elles donnent du sens à nos existences. Partie intégrante de la nature, l’humanité depuis ses origines ne doit-elle pas sa survie à la solidarité ? Jean-Marie Pelt, le botaniste ( ꝉ 2005), nous faisait remarquer que “le vivant prospère et s’épanouit par la coopération plus que par la concurrence”. La nature toute entière est en symbiose avec l’Homme. Sénescences, morts, renaissances, maturités, constituent le cycle de la vie individuelle pour la survie des espèces.

Les auteurs des articles du dossier, habitants des villages de notre secteur, témoignent de solidarité concrète avec nos frères proches et lointains. Ils ne manquent pas de nous interpeller en parlant de personnes très diverses ou de lieux très éloignés. Ces exemples là, de nos communes et paroisses, loin d’être exhaustifs, donnent pourtant un aperçu de ce que la vie peut porter d’espoir.

Les occasions pour devenir plus solidaire ne manqueront certainement pas en cette traditionnelle période de fin d’année. Nous vous souhaitons un Joyeux Noël en solidarité avec la famille, les amis, nos concitoyens et nos frères lointains, ainsi qu’une très heureuse année 2018.

R. K. pour l’équipe éditoriale. 

Édito 327 – Foi, Religion, Croyance

Septembre 2017

Aujourd’hui dans la rue j’entends « L’Église ne m’intéresse pas ! Où est la charité du Christ ? » Dans la littérature, je me souviens avoir lu, à propos des chrétiens, une critique déjà fort ancienne «  Ils attendaient le royaume, ils ont eu l’Église. » Cela m’a rapproché du dossier de ce numéro : Foi, Religion, Croyance.

Pendant quelques dimanches aussi, en ce début d’été, j’ai entendu un leitmotiv en trois points adressé aux chrétiens « n’ayez pas peur, osez parler, ayez confiance. » Qu’attendons nous d’autre ? L’Église c’est nous. Nous avons une cervelle pour réfléchir, du temps pour cela et la divine inspiration de l’Esprit Saint.

L’énoncé de notre foi, de ce que nous croyons, des mystères intemporels, est à actualiser dans sa forme pour être compris dans la culture du 21e siècle. Il reste encore des tabous à abattre, des paroles à libérer, des questions à poser, des réponses multiples et adaptées à trouver en laissant souffler l’Esprit chez chacun de nous. Les publications apportant un air neuf ne manquent pas, et le trésor de Vatican II , loin d’être épuisé est encore largement à faire entrer dans les mentalités et les pratiques.

La période estivale nous ayant reposé les neurones, pour cette rentrée scolaire, apprenons à décoder les multiples manières par lesquelles Dieu nous parle : textes lus ou entendus, événements vécus, admiration devant la nature, personnes rencontrées… Vive la rentrée.

Robert Kirsch

Édito 326 – Le Sport

Juin 2017

Le sport, ça peut évoquer :

Le grand spectacle des Jeux olympiques…
Les sports mécaniques, trial, quad, formule 1 avec beaucoup de bruit …
Une manif comme
Courir pour Elles, finançant la lutte contre les cancers féminins…
Le tour de France ou autre grande course cycliste…
Le grand business du football entre les mains des investisseurs financiers…
La compétition, l’athlétisme, un entraînement…
Le Vendée Globe ou autre régate…
Le trail et les courses en haute montagne…
Les clubs de sport en tout genre…
Peut-être une randonnée…
Les matchs à la télé ?
Ou alors une simple promenade en pays mornantais ?

Si mon médecin me demande « faites-vous du sport ? », je réponds NON, car je n’ai jamais fait partie d’une équipe sportive ni pratiqué assidûment une discipline sportive dans un club. Et s’il me dit alors « ne bougez-vous pas ?  », je précise que toute ma vie je n’ai jamais laissé passer une occasion pour jouer, je dis bien jouer, au ballon ou à tout autre activité pour me dépenser physiquement.

Tout jeune, jouant aux indiens en courant pendant des heures dans la forêt avec les copains. Jeune, en rigolant beaucoup aux divers jeux de ballon dans la cours du lycée. Jeune homme, en explorant les Alpes et en apprenant à skier entre amis au Club Alpin (que je ne classe pas dans les clubs sportifs !). En famille, quand c’était possible, en appréciant ensemble les plaisirs de la neige en hiver et les jeux d’eau en été. Plus vieux, en continuant à rire sur les pistes, skis aux pieds dévalant les pentes ou encore répondre avec enthousiasme à la demande d’un ami cherchant un équipier pour traverser l’Atlantique à la voile. Du moment que c’est avec quelqu’un ! Et vous, sportif ou pas ?

Vous trouverez peut-être une réponse en lisant le dossier de ce numéro, mais peu importe la réponse et la sémantique. Dès que je le peux, je me remue, je m’amuse, je joue, je suis heureux, et quand je Lui parle, je Lui dis souvent « Ton projet pour l’Homme, c’est bien son Bonheur ? » alors une certaine phrase répétitive « …que Ta volonté soit faite… », me parle différemment.

R.K..

Édito 325 – Citoyenneté

Mars 2017

Le dossier sur la citoyenneté me fait dériver instantanément sur l’actualité. Depuis la Grèce et la Rome antiques les choses ont-elles vraiment changé ? S’adresser aux citoyens et soumettre le pouvoir au vote, c’est toujours prendre le risque d’élire le plus persuasif, le plus crédible dit-on pour être moderne, plutôt que le plus véridique.

Mais au fait, est-ce bien de pouvoir qu’il s’agit ? Les médias et les candidats à la charge suprême de l’état n’emploient plus que ce mot « Pouvoir » alors que nous parlons de l’accession à la noble fonction de serviteur de la nation. L’aurions-nous oublié ? L’ont-ils oublié ? « Mal nommer les choses c’est ajouter aux malheurs du monde  » (A. Camus).

Il me semble que la fonction présidentielle exige la vérité dont le citoyen a besoin pour affiner son discernement. Et la vérité n’appartient pas à Pierre ou à Paul, ni à un clan, ni à aucun parti. La vérité dont le citoyen a besoin pour se faire une vision juste des choses avant de faire un choix, s’impose par les faits et non pas par les opinions. Les médias sérieux s’attachent à traquer les faits, mais si aujourd’hui chacun s’improvise journaliste sur les réseaux sociaux, il n’y a plus de vérité, il ne reste plus que des rumeurs et au mieux des opinions.

S’exposer aux suffrages des électeurs c’est d’abord se confronter aux faits et non aux opinions. Accorder plus de poids aux opinions qu’à l’information c’est abandonner la réalité objective au profit des émotions, c’est succomber à la tentation du mensonge pour obtenir l’adhésion plutôt que la réflexion. Informons-nous donc par tous les moyens, confrontons nos idées et prions Dieu pour qu’il nous accorde le discernement. « Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible  » (A. de Saint-Exupéry)

R. Kirsch.Toute l’équipe rédactionnelle vous souhaite de joyeuses Pâques.

Édito 324 – Argent, pouvoir, richesses, bonheur ?

Décembre 2016

Posséder plus me rendra-t-il plus heureux ?

« Heureux et posséder, rien à voir » me réponds du tac au tac une jeune fille de 16 ans ; cependant pourquoi possédons-nous tous des biens auxquels nous sommes plus ou moins attachés, pour notre bonheur ou notre malheur ?

Sous le titre « Les objets sont en vie », je peux lire dans ce numéro :
« les objets font partie de ma vie »
« les objets font ma vie »
« les objets sont ma vie »
En paraphrasant le titre, je constate aussi que « les objets sont envie »

Il n’est pas facile de résister à toutes les sollicitations quotidiennes d’achat, surtout en cette période de l’année. S’inonder de superflu, n’est-ce pas aussi s’encombrer de soucis et de tracas matériels inutiles et chronophages ? Il me semble nécessaire d’avoir une ligne de défense contre les attaques des slogans de la publicité omniprésente qui manipule notre manière de penser. Alors, quel rempart mettre en place pour protéger notre vie contre la surabondance de biens matériels ?

En d’autres mots, comment rester soi-même ? Quels sont nos besoins indispensables ? Comment avoir la perspicacité indispensable pour distinguer le nécessaire de l’encombrant superflu ? « Les objets sont ma vie » alors choisissons-les en pleine conscience, en accord avec nos convictions profondes. Quant au bonheur, il est ailleurs …

Un bel exemple, parmi d’autres, nous est donné dans ce numéro par une équipe de quatre compagnons du groupe scouts de Saint-Genis-Laval investie dans un projet humanitaire avec ” Komanu France-Bénin “. Leurs témoignages nous disent :

« … ils ont réussi à mener à bien leur projet »
« … chacun a pu progresser »
« … une belle action de partage »

Joyeux Noël, R.K.

Édito 323 – La Miséricorde

Septembre 2016

Miséricorde, mon dictionnaire !

  • Compassion pour la misère d’autrui, qui incline à partager les maux et les souffrances d’autrui.
  • Commisération qui fait prendre part ou intérêt à la misère, aux malheurs d’autrui.
  • Générosité entraînant le pardon, l’indulgence pour un coupable, un vaincu.
  • Clémence, Pardon, Bonté par laquelle Dieu fait grâce aux hommes,
    attribut de Dieu, considéré comme l’Être suprêmement bon.

Ses contraires : cruauté, dureté, indifférence, insensibilité.

Foin de toute considération sémantique, philosophique, théologique, ou de droit canon, je suis bien satisfait avec le dernier semblant de synonyme. Rapprocher la miséricorde de la bonté, un mot bien ordinaire que l’on ose à peine utiliser de nos jours pour ne pas paraître désuet, cela me plaît.

La bonté, ce mot sous lequel je peux lire dans mon dictionnaire favori “ se dit d’une personne portée à considérer, traiter les autres d’une façon favorable, en s’abstenant de leur nuire, et surtout en œuvrant pour leur épanouissement vital, aux dépens même de ses propres intérêts ” me convient très bien. Je vois que ça nécessite la clémence, l’indulgence et le pardon. Et cela m’éloigne de la dureté de jugement et de l’indifférence. La bonté, de plus, c’est facile à retenir, il est facile d’en parler aux enfants, ça sonne bien à mes oreilles, ça me convient très bien. Marchons comme ça.

Note sur mon dictionnaire favori :

Quand je suis perdu dans ma propre langue, pour éclairer ma chandelle je consulte le CNRTL (Centre National de Recherche Textuelle et Linguistique), le trésor de la langue française, on y trouve la lexicographie, l’étymologie, les synonymes, les antonymes la concordance dans des phrases et plus encore. www.cnrtl.fr/lexicographie/miséricorde

Robert kirsch

Édito 322 – La vie a-t-elle un sens ?

 

Juin 2016

Le Maître dit : À quinze ans je me consacrais à l’étude, à trente je me suis perfectionné. À quarante ans, les doutes ont cessé. À cinquante ans, j’ai connu la volonté du Ciel. À soixante ans, l’oreille est devenue obéissante. À soixante-dix ans, je peux suivre les désirs de mon âme sans enfreindre les règles.

Confucius, Dialogues, II, 4 

Je suis un passant.

Un de ces passants parmi plus de sept milliards de passants qui me donnent le vertige. Je suis né, je vis, et je sais que je vais mourir comme le savent tous ces autres passants. La flèche du temps est à sens unique et n’autorise pas de marche arrière, mais je sais que mon aventure unique, le fait d’avoir vécu cette vie, est un fait éternel ; à l’échelle de l’humanité, une étincelle éphémère et différente de toutes les autres aura existé… pour toujours.

Aurai-je donné de la couleur à cette étincelle de vie ? Aura-t-elle amusé quelqu’un, ou soulagé un autre ? Donné de l’amour à une personne ou du bonheur à une autre ? Je vois que je peux choisir ou non de donner du sens à ma vie.

R. K

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Édito 321 – Le Silence

Mars 2016

J’aime le silence

J’aime le silence, je l’aime de plus en plus avec les années qui passent. Je me souviens avoir eu souvent, à côté de moi, une radio allumée pendant que je lisais ou travaillait. Était-ce pour dévorer la vie par tous mes sens en même temps ou pour meubler un vide oppressant ou un travail ennuyeux ? Allons savoir, c’est de moins en moins le cas aujourd’hui où j’apprécie énormément un environnement silencieux et paisible.

  • Bonheur. Un bonheur que le silence de la nature. Il nous offre une multitude de bruits et de musiques à savourer en pleine conscience.
  • Phobie. Une phobie que la peur du silence. Très perceptible tous les jours chez la bavarde (je veux dire la télévision aux heures de l’info), où la crainte omniprésente de la moindre seconde de silence (je pourrais réfléchir par moi-même) nous abreuve de deux ou trois mesures de musique sans queue ni tête et sans aucun lien avec les informations diffusées.
  • Malheur. Un malheur que le silence des personnes. Un mur de silence, c’est très dérangeant, mais peut correspondre à une demande impérative, essentielle, à respecter dans la bienveillance ?
  • Mystère. Un mystère que le silence de Dieu. Même très simple et immédiate pour certains, la communication avec Dieu n’est pas facile pour d’autres, mais la prière s’apprend au fil des jours.
  • Interrogation. Une interrogation majeure que la voix du silence. Le silence tente de nous parler à l’oreille de l’âme, encore faut-il l’interroger et apprendre son langage. Passez quelques jours dans une Chartreuse pour en apprendre plus…

Je m’arrête là, nos rédacteurs se sont plus longuement exprimés sur le sujet dans ce numéro, qu’ils en soient chaleureusement remerciés. En attendant, je vous susurre à l’oreille “comme une musique, écoute le silence, c’est si beau”.

Bonne lecture et Joyeuses Pâques 2016 – R.K.

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Édito 320 – L’Église pour notre temps

Décembre 2015
(Quelques jours après un attentat terroriste meurtrier à Paris)

Voyage dans le temps ?

Un voyage dans le temps d’un très mauvais film de Science Fiction a débordé dans le réel.

Quand j’assiste à ce qui pourrait apparaître comme un affrontement de civilisations, d’affligeantes pensées me submergent… et mes pensées se télescopent : visions sanguinaires du moyen-âge défiant, avec la technologie d’aujourd’hui, notre pensée occidentale du 21e siècle imprégnée des Droits de l’Homme, pensée dominante, modernité ?

Des sentiments contradictoires, rage, colère, fureur, aigreur, dépit… dans ma tête se disputent la place avec miséricorde, compassion, attention à l’autre, pardon… qui sont le contraire de la violence ; celle subie à l’extrême jusqu’à l’exaspération et la mort mais aussi celle qui s’insinue sournoisement dans la banalité quotidienne, celle qu’on ne reconnaît pas toujours et qui trouve malheureusement son usage ordinaire aussi bien à l’Assemblée Nationale que dans nos familles. Je parle de la violence verbale qui nous entoure et qui alimente d’autres violences.

Mais cela me fait réagir et me conduit vers une action à ma portée. Avec mon voisinage, en famille, avec mes enfants, les parents, mes compagnons de travail, je vais faire reculer la violence verbale, vous savez, celle qui fait mal, celle que nous savons tous manier et qui nous manipule. À la place, et comme font les sportifs, avec de l’entraînement, je vais faire avancer la miséricorde, la compassion, l’attention à l’autre, le pardon. Ce sera Noël.

R. K.

Édito 319 – La Rentrée. Partir du bon pied

Septembre 2015

Héritiers millénaires des Olmèques et des Aztèques, les Mayas d’Amérique centrale étaient fascinés par les calendriers et jonglaient avec des années de durées différentes, ils suivaient en effet

  • les années du « compte long » de 360 jours sur un comptage de 5125 ans
  • les années civiles solaires de 365 jours sur des cycles de 52 ans,
  • les années liturgiques de 260 jours sur le même cycle de 52 ans.

Sommes-nous tellement différents d’eux ?
Pas tant que ça ! Ne suivons-nous pas, nous aussi, différents calendriers ?

  •   l’année civile,
  •   l’année scolaire,
  •   l’année fiscale
  •   et puis aussi selon notre culture et nos affinités
  •   l’année liturgique (catholique, orthodoxe…)
  •   l’année de l’hégire (lunaire 354 ou 355 j, 1437),
  •   l’année chinoise (luni-solaire, 4713),
  •   l’année juive (luni-solaire, 5776),
  •   et bien d’autres encore à travers le monde…

Alors, on continue comme avant, en ce début d’année scolaire ? II s’annonce entre autres événements, une Année Sainte de la Miséricorde (8 décembre 2015), une conférence sur le climat COPZI (présidée par la France à Paris du 30 novembre au I I décembre) dont on espère quelques avancées significatives, et, tout chaud ces jours-ci dans la presse, les conclusions des Assises Chrétiennes de l’Écologie (Saint-Étienne, 28-30 août 2015) dans le souffle de l’encyclique « Laudato Si  » du pape François, un appel en faveur d’une écologie intégrale, une charte de l’écologie dans la pratique chrétienne d’aujourd’hui. . .

Alors, on continue comme avant ? Pas du tout, relevons nos manches et rien ne sera plus comme avant !

Robert Kirsch

Édito 318 – Le droit à la dignité et au respect

Juin 2015

Lorsque notre environnement nous apporte Ia prospérité et l’aisance matérielle, serait-il plus facile d’être ouvert aux autres, de les respecter dans leur différence, dans la dignité a laquelle tout un chacun aspire ? A contrario, des temps plus difficiles, avec chômage et précarité accrus, sont-ils source de repli sur soi et d’intolérance ?

Toujours est-il que, dans l’incapacité d’en décortiquer les causes ou l’enchaînement de comportement pernicieux, il semble que nous assistions dans le village planétaire qu’est le monde aujourd’hui, a la négation de plus en plus fréquente des droits élémentaires 8 une vie décente, au respect et à la dignité, parfois à la vie tout court de groupes humains entiers. Et c’est le fait, aussi bien de certains détenteurs du pouvoir, que d’individus isolés, nous-mêmes parfois.

Les vacances se profilent. Que l’on ait la chance de partir ou que nous restions à la maison, nous trouverons bien des temps de repos pour réfléchir a notre attitude vis-à-vis des autres. Devant les beaux paysages que nous aurons la joie de contempler, n’oublions pas le respect que nous devons à la Nature si généreuse.

Robert Kirsch

  • Publication publiée :1 juillet 2026
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