Médias
Il y a beaucoup d’opinions, mais peu d’analyses éclairées des événements.
Un antidote : The Conversation
Émilien Godof
Amateurs de quiz : l’ascension d’un phénomène du savoir
De 2023 à 2025, lors de son passage dans Les 12 coups de midi sur TF1, Émilien Godof s’est imposé comme une figure historique du paysage audiovisuel français en battant des records mondiaux de longévité et de gains.
Avec plus de 2,5 millions d’euro remportés en 647 émissions, ce jeune Vendéen a impressionné par l’étendue colossale de sa culture générale, tout en conservant une modestie et un flegme qui tranchent avec l’agitation médiatique entourant son parcours.
Loin d’être un don inné, cette réussite est le résultat d’un travail acharné et méthodique. Émilien a transformé sa passion en une véritable discipline, compilant des milliers d’informations dans des documents personnels et utilisant des systèmes de mémorisation par mots-clés. Véritable stakhanoviste du savoir, il a consacré des centaines d’heures à l’étude intensive, traitant la culture générale comme un jeu stratégique de haut niveau.
Porté par une soif de partage et par pur plaisir du jeu, Émilien vit aujourd’hui une nouvelle étape avec une grande liberté de décision. Bien que ses gains lui offrent une sécurité financière confortable, il reste pleinement investi dans sa quête de savoir, voyant dans l’écriture et la pratique du quiz une manière naturelle d’occuper son temps et d’échanger avec un public intergénérationnel toujours plus large.
A l’honneur dans Télérama juillet 2026, No 3992
Plus de détails sur Émilien
D’après l’interview de Julia Vergeley pour Télérama No 3992, juillet 2026
Le 6 juillet 2025, Émilien Godof tirait sa révérence après 647 participations consécutives au jeu « ·Les 12 coups de midi· ». À seulement 22 ans, ce jeune Vendéen gaucher pour l’écriture et droitier pour la fourchette, ne se contentait pas de quitter le plateau, il laissait derrière lui des records mondiaux de longévité et un pactole historique de deux millions et demi d’euro.
Pourtant, ce qui frappe chez celui que certains qualifient de « ·mutant de la culture générale· », c’est une humilité imperturbable, presque déconcertante. Loin de l’agitation médiatique, Émilien a toujours abordé l’aventure télévisuelle avec une simplicité désarmante, se fixant pour seul horizon de « ·réussir une émission de plus· » à chaque passage.
Une méthode de travail obsessionnelle
Si Émilien possède une culture encyclopédique — capable de jongler entre la généalogie des rois de France, les noms des tueurs en série, la botanique ou les arcanes de la culture populaire (jeux vidéo, mangas) — ce n’est pas le fruit du hasard. Véritable « ·stakhanoviste· » du savoir, il a fait du quiz le moteur de sa vie, allant jusqu’à mettre ses études d’histoire entre parenthèses pour se consacrer exclusivement à son entraînement. Sa méthode est quasi industrielle. Durant les confinements, il a décortiqué des milliers d’heures d’émissions et appris par cœur le contenu de jeux de société classiques. Il a élaboré une base de données personnelle, un document de plus de 200 pages où chaque réponse est associée à un maximum de trois mots-clés. Ce système de « ·déclencheur· » lui permet de répondre avec une célérité redoutable : à peine entend-il un terme qu’il associe automatiquement la réponse. Cette rigueur, qu’il compare à la stratégie d’un joueur de haut niveau, lui a permis de transformer la culture générale en un exercice de précision chirurgicale.
De candidat à créateur : l’aventure « ·La Table des savoirs· »
Aujourd’hui âgé de 23 ans, Émilien a mué. Le candidat s’est transformé en animateur et concepteur de contenus. Avec le lancement de son site La Table des savoirs, il propose chaque jour des quiz exigeants et anime chaque mois, sur Twitch, une émission réunissant l’élite des joueurs de quiz francophones.
Ce rôle lui offre une satisfaction nouvelle : celle de voir son propre travail porter ses fruits. Il rédige lui-même environ 9·600 questions par an, consacrant parfois douze heures par jour à cette tâche. Son objectif est de moderniser le genre : il refuse toute hiérarchie entre une question sur la littérature du 19e siècle et une autre sur les mangas ou le cinéma. Pour lui, la culture est un tout, un jeu ouvert à tous, qu’il s’efforce de « ·déringardiser· ».
Une soif de partage intacte
Le succès est au rendez-vous : son émission mensuelle attire des milliers d’internautes, fédérant une communauté intergénérationnelle. Émilien, qui avoue ne pas se considérer comme un « ·spécialiste· » mais plutôt comme quelqu’un qui « ·fait illusion sur tout· », trouve dans cette activité une liberté financière et intellectuelle inédite.
Malgré ses gains, il n’a pas changé. Son quotidien reste rythmé par la recherche, l’écriture et le jeu. Même lors de ses rares moments de pause, il revient inlassablement aux questions, qu’il s’agisse des siennes ou de celles des autres. Émilien n’est pas seulement le plus grand gagnant de l’histoire des jeux télévisés ; il est devenu le gardien d’un savoir vivant, un passionné qui, une question à la fois, cherche à transmettre l’enthousiasme de la découverte.
Professor Quiz
L’idée de tester ses connaissances sous forme ludique n’est évidemment pas nouvelle, elle fait partie depuis longtemps de la culture anglo-saxonne :
- En 1925, un pasteur américain, Ralph Albertson, publie The Mental Agility Book, « ·une encyclopédie d’énigmes éducatives et de jeux d’esprit pour personnes intelligentes· », considérée comme le premier livre-jeu de quiz.
- En avril 1926, sur une radio new- yorkaise, des lycéens confrontent leurs connaissances de l’actualité dans The Brooklyn Daily Eagle Current Events Bee.
- En 1936, l’émission Professor Quiz installe le genre du jeu radio avant qu’il devienne télévisé.
- En 1961, c’est une véritable « ·quiz mania· » qui s’empare des pubs du nord de l’Angleterre. The Daily Mirror raconte : « ·Big Jim Traynor, une pinte de bière à portée de main, s’installe dans un coin d’un bar de Liverpool, ouvre un paquet de chips et se met à feuilleter une encyclopédie. [ … ] “Hé, mon pote, en quelle année Henri VIII a-t-il fait décapiter Anne Boleyn· ?· ».
- Dans les années 1980, le Trivial Pursuit devient un jeu incontournable dans tous les foyers de l’hexagone - en 1988, il s’en sera vendu en France 1,4 million d’exemplaires.
- En 2026, après avoir été sur TF1 le candidat vedette des Douze coups de midi, Émilien Godof est le joueur le plus titré de toute l’histoire de la télévision.
- Aujourd’hui, aussi érudit que modeste, Émilien ne manque pas d’idées, il a professionnalisé son expertise en devenant créateur de contenu.
Sur son site « ·La Table des savoirs· » et ses émissions mensuelles sur Twitch·TV, il conçois désormais ses propres quiz, rédige lui-même des milliers de questions par an pour une communauté de passionnés. Son objectif est de déringardiser le quiz, affirmant qu’aucune hiérarchie ne doit exister entre les domaines de connaissance, valorisant autant la culture classique que la pop culture.
L’Horloge de l’Apocalypse
Le Conseil pour la science et la sécurité (SASB) du Bulletin of the Atomic Scientists, chargé de régler l’Horloge, a appelé à une action urgente pour limiter les arsenaux nucléaires, établir des directives internationales sur l’usage de l’IA et conclure des accords multilatéraux visant à contrer les menaces biologiques mondiales.
La Russie, la Chine, les États-Unis et d’autres grandes puissances ont adopté des attitudes de plus en plus agressives, conflictuelles et nationalistes. Les consensus mondiaux, acquis de haute lutte, s’effondrent ; cette situation attise une compétition entre grandes puissances où le vainqueur rafle tout et compromet la coopération internationale, pourtant essentielle pour réduire les risques existentiels.
Bien trop de dirigeants ont fait preuve de complaisance et d’indifférence, adoptant souvent une rhétorique et des politiques qui aggravent ces risques au lieu de les atténuer. Le 27 janvier 2026, face à cette défaillance du leadership, le Conseil pour la science et la sécurité du Bulletin a réglé l’Horloge de l’Apocalypse sur 85 secondes avant minuit, soit la position la plus proche de minuit jamais atteinte dans son histoire, la rapprochant plus que jamais de la catastrophe.
Chez les cousins Renate et Gérard
Chez Marif et à Mornant
Le mois de juin est aussi la saison favorable pour entreprendre la cuisson des confitures. Les nombreux producteurs locaux fournissent la coopérative fruitière de Saint-Laurent-d’Agny (Sicoly) où nous achetons nos fruits frais. Les confitures de fraises, cerises, framboises, cassis et abricots ont déjà rempli un rayon d’une cinquantaine de pots sur plusieurs rangs.
Chez Agnès et Charles
Une belle et chaude journée dans la Dombes nous a confinés dans l’agréable fraicheur du Domaine du Pin chez Agnès et Charles. Françoise s’est rendue compte de visu qu’il y avait de quoi se désaltérer.
Les occasions pour Charles de rencontrer Françoise ont été peu nombreuses. Si bien que les rappels de quantités de souvenirs anciens par les deux sœurs Dubois sur la riche vie de sa cousine aux USA, dans le Grand-Nord canadien et au Mexique ont été, pour lui, particulièrement intéressants.
Chez Susan et Jérémie
Ces différents séjours et visites aux nombreux cousins méritaient bien des périodes de repos intermédiaires à Mornant où Françoise se sentait à l’aise et sans contrainte. Nos filles Alexia et Vanessa se sont déplacées pour la rencontrer chez nous à Mornant.
La fin de son séjour approchant et en prévision de son envol de l’aéroport parisien, nous avons pris la décision de la conduire en voiture près chez Jérémie et Suzan qui nous ont hébergé.
Chez Béatrice et Maurizio
Après l’agréable journée et nuitée chez Susan, Jérémie et leurs deux enfants, nous avons finalement laissé Françoise aux bons soins de Béatrice et Maurizio, en centre ville de Paris, pour qu’ils puissent l’acheminer à l’aéroport Charles de Gaulle et prendre son vol de retour Paris-Mexico du 25 juin en compagnie de son amie Zoune, retrouvée sur place
À l’heure qu’il est, Françoise a donc retrouvé
« ·ce pays si attachant, chaotique, excessif, inégal, hospitalier, épuisant, fascinant, violent, généreux, millénaire et moderne qu’il a toujours été· ».
C’est compliqué.
Marc Bloch au Panthéon
Spécialiste du Moyen Âge, cofondateur, de l’école historique des Annales, il a fait évoluer de façon notoire le métier de l’historien contemporain :
avec lui, l’histoire se libère du thème national et s’engage sur le terrain de la méthode comparative des sociétés et s’associe aux sciences sociales naissantes – en particulier à l’économie, la sociologie, l’anthropologie. Assassiné par la Gestapo en 1944, Marc est célébré pour ce qu’il nous a légué : une recherche ouverte, en perpétuel renouvellement, capable d’éclairer le fonctionnement des sociétés anciennes, et – indirectement – celui de notre époque. (Source : Le Temps, CH)
Voir le site externe du Panthéon.
Article en page externe : Comment Marc Bloch a révolutionné le métier d’historien par Valérie Theis, Professeure d’histoire du Moyen Âge, École normale supérieure (ENS) – PSL
10 ans du Brexit (Juin 2016 - juin 2026)
Le Brexit a été en partie vu comme la victoire des passions tristes – peur de l’autre, hostilité à l’égard des étrangers, ressentiment vis-à-vis du multiculturalisme.
Les Bregret sont aujourd’hui 56 % à le regretter.
Dix ans après le référendum de 2016, les promesses de baisse de l’immigration et de prospérité économique faites durant la campagne par les promoteurs d’une sortie de l’Union europénne ne se sont pas concrétisées. L’impact premier du Brexit a été autre : un approfondissement de la polarisation de la société et une banalisation du discours d’extrême droite. Aujourd’hui, la majorité des citoyens britanniques déplorent le choix effectué à l’époque.
Lire l’article sur https://theconversation.com/
La Chine, usine à innovations
Deux pontes du MIT (Massachusetts Institute of Technology), dont un Prix Nobel d’économie, rappellent à Trump, avec ménagement dans Bloomberg, qu’il n’y a pas que l’IA dans la vie : petit à petit, le statut de l’« usine du monde », où les industries étaient délocalisées, change. Aujourd’hui, la Chine est aussi une usine à innovations.
Au détriment des USA, elle est le plus grand pays exportateur au monde et domine aujourd’hui 57 des 64 technologies de pointe indispensables à la prééminence d’une nation. De plus, cette année la devise nationale chinoise, le Yuan [unité de compte du Renminbi] profite des crises géopolitiques pour ravir à l’euro la deuxième place dans le financement du commerce international derrière les USA
Au Salvador, c’est Grok l’instituteur
Un partenariat avec E. Musk
Fin 2025, le gouvernement du Salvador a annoncé un partenariat avec xAI, l’entreprise d’Elon Musk, afin de déployer un programme éducatif reposant sur l’assistance de son chatbot Grok dans environ 5 000 écoles publiques. Présentée comme une révolution pédagogique, cette initiative repose sur une délégation sans précédent de certaines fonctions éducatives à l’intelligence artificielle, reléguant les enseignants à un rôle d’accompagnateur. (Source : Ouest France, décembre 2025)À présent, la santé et l’univers médical constitue le nouvel objectif de la stratégie de gouvernance du Salvador, c’est dire que des prérogatives de l’État seront entre les mains d’acteurs de l’IA privés et étrangers !Encore lui, Space X en bourse
Entrée fracassante de Space X en bourse : La valeur de l’opérateur spatial a dépassé brièvement les… 2 000 Milliards de dollars, pour finir par chuter. Puis, en cette fin de mois dépassant les 2·000 Milliards de dollars (2000×10⁹) !
Ça représente quoi, un tel chiffre ?
Il n’y a que 31,5 Milliards de secondes dans un millénaire (1000 × 365 × 24 × 60 × 60s = 31,5×10⁹). Ainsi donc, si j’accumulais 1·dollar par seconde, jour et nuit pendant mille ans, je n’aurais produit que 31,5×10⁹ dollars. Pour accumuler la valeur boursière de Space X, il me faudrait donc 2·000 ÷ 31,5 = ~ 63 milliers d’années !
3·600 $ de l’heure, jour et nuit, 7/7, depuis Néandertal !
Littéralement inimaginable, j’aurais dû épargner 3·600 dollars de l’heure, 24 heures sur 24, sept jours sur sept, depuis la lointaine époque de Néandertal, il y a 63·000 ans. Inversement, une telle somme permettrait de distribuer 1000 dollars, tous les jours, pendant 2 Millions de jours, c’est-à-dire pendant 5·500 ans en ne puisant que dans le capital ! (2·000·000 j ÷ 365 j = ~ 5·500)
Canicule et espoir de paix

























