Septembre
2026
Léon XIV
L’acceptation du mystère
Noces de perles chez les Garin (30 ans de mariage)
Mariage de Flore et Clément
Hébergement
Étape
Pour le voyage aller nous avons fait étape pour une nuit chez Alexia à Clermont. Pour dîner, elle nous a fait découvrir PIC le plus grand espace de travail partagé et de restauration de France.
Dans le Perche
En Normandie, nous avons découvert la région du Perche où nous avions un agréable hébergement en chambre d’hôtes à La Petite Grange, chez Evy artiste photographe et verrier à La Perrière.
La Perrière
Le site de l’Éperon, point culminant de La Perrière, situé à 225 mètres d’altitude entre les forêts de Bellême et de Clinchamps, offre un panorama unique sur le Maine et la Normandie. Son emplacement stratégique fut exploité au Moyen Âge pour y établir un château, considéré comme l’une des plus fortes places du Perche.
Château fort
L’origine du château fort de La Perrière, aujourd’hui totalement détruit, demeure incertaine : certains chroniqueurs l’associent aux redoutables seigneurs de Bellême, tandis que d’autres le considèrent davantage comme l’œuvre des Rotrou au 12e siècle, période durant laquelle la région était devenue une frontière avec le Maine et le jeune comté du Perche.
À la mort de Guillàume du Perche, dernier descendant direct des Rotrou, la reine Blanche de Castille prit possession du comté du Perche et le roi confia La Perrière et Bellême à Pierre de Dreux, dit Mauclerc. À la mort du roi Louis VIII, Pierre Mauclerc contesta la légitimité de la reine Blanche en tant que régente du jeune Louis IX. Il se rebella et commença à renforcer le château de Bellême. En réponse, Blanche de Castille et le jeune roi mobilisèrent rapidement l’armée royale et mirent en place le siège de Bellême. L’armée royale sortit victorieuse, et La Perrière ouvrit ses portes sans résistance. Au 15e siècle, durant la guerre de Cent Ans, les Anglais envahirent La Perrière et occupèrent le château, qu’ils détruisirent en 1429. Au 16e siècle, malgré l’état de ruine du château, Henri d’Albret, roi de Navarre et comte du Perche, imposa aux habitants de La Perrière de garder le château un siècle après sa destruction. Plusieurs plaintes furent déposées, et le
Parlement de Paris prit le parti des habitants, concluant que cette demande était absurde. Aujourd’hui, le seul vestige visible du château est l’ancienne chapelle castrale romane, devenue l’église actuelle Notre-Dame-du-Rosaire.
Château de Montimer à proximité de la Petite Grange
La perrière, musée du filet
Trois jours de célébrations
Mairie
Le mariage officiel en mairie avait déjà eu lieu l’avant-veille 9 septembre en présence des familles réduites aux membres proches dont voici quelques images qui m’ont été transmises.
« J-1 »
Accueil ambiance western
Val Gaudry
À notre arrivée, le vendredi à Val Gaudry, dans le village de Montgaudry, Orne, Normandie, une joyeuse ambiance western nous a accueillis. Des jeux, à boire et à manger dès le milieu de l’après midi et les chaleureuses retrouvailles avec la tribu Floch, quasiment au complet, nous a immédiatement mis dans le bain.
Jour « J »
Cérémonie et festivités
Le samedi, jour de quelques cent quarante invités, s’est déroulé la cérémonie officielle superbement orchestrée par Luca un vieil ami de Flore.
Les discours, témoignages, échanges d’alliances et serments se sont tenus à l’ombre des cerisiers par une idéale journée de fin d’été. Amies et amis de l’épouse et de l’époux, parents se sont succédés au micro…
Jour « J+1 »
Le dimanche les proches de la famille sont toujours là et nous voudrions ne plus nous quitter. De nombreux convives ont pourtant une longue route de retour à accomplir. Les plus chanceux comme nous ne partirons que lundi et certains calédoniens prolongent leur séjour en France. Je termine avec d’autres images laissées en vrac. Merci à Blandine pour nombre d’entre elles …
Décès de Josy
In memoriam
Je vous fais part du décès de Josy, la tendre épouse de mon frère Jean-Paul. Elle est morte paisiblement à son domicile hier, samedi 26 septembre 2026, entre 5h et 7h du matin.
Elle avait demandé de ne plus être hospitalisée pour repousser l’échéance fatale qu’elle savait inéluctable compte tenu de son affaiblissement et de ses difficultés respiratoires et cardiaques. Jean-Paul lui avait encore parlé à 6h, puis l’a trouvée, inanimée dans son lit, à 7h. Paix à son âme.
L'automne s'est installé
Sous la tonnelle, les raisins son sucrés, les fleurs d’automne égaient le patio, à Saint-Jean-de-Toulas le traditionnel Dimanche comme Autrefois bénéficie d’un soleil éclatant et les amis de l’Italie s’amusent après l’Assemblée Générale de l’association « ·Insieme Mornant Italia· ». Nady y pratique avec entrain la conversation en italien.
Feux dans les Landes
Pendant un instant, tout semblait de nouveau aller bien : des surfeurs observaient l’éclipse solaire au Cap Ferret, non loin de l’endroit où faisaient rage les plus importants incendies de forêt depuis des décennies (© AFP)
Vu d’Allemagne
Après les feux de forêt historiques en Gironde,
le jeu dangereux du gouvernement français
Alors que la saison touche à sa fin dans le sud-ouest de la France, ravagé par les incendies, un débat s’engage sur les causes de la catastrophe et les moyens de protéger la forêt des landes de Gascogne.
Pour le quotidien conservateur allemand « Frankfurter Allgemeine Zeitung »,
il est urgent de voir en cette dernière « davantage qu’une simple usine à bois »
La forêt des Landes ravagée par les flammes
au Porge, en Gironde, le 31 juillet 2026
(© Sarah Meyssonnier/Reuters)
À première vue, rien n’a changé : au Cap-Ferret, destination huppée à la pointe de la presqu’île du même nom, au bord du bassin d’Arcachon, les touristes commandent toujours des douzaines d’huîtres dans les derniers rayons du soleil, et le Petit Train vert traverse la péninsule pour acheminer les enfants de la jetée à la plage de l’Horizon, où les tempêtes hivernales ont englouti quelques anciens bunkers allemands. Dans le village du Canon, qui doit son nom à une ancienne pièce d’artillerie de l’époque de la Révolution, les autos-tamponneuses et les stands de tir à la carabine de la fête foraine sont encore là.
Les riches Parisiens qui avaient fui les incendies en juillet garent de nouveau leurs Range Rover derrière leurs villas à plusieurs millions inspirées des cabanes de pêcheur traditionnelles, puis grimpent dans leurs vieilles Méhari ou leurs Mini Moke et roulent, pieds nus, vers le célèbre Sail Fish [un bar et restaurant festif] pour danser à en perdre la tête sur Dans les yeux d’Émilie, le tube de Joe Dassin écrit dans les années 1970, preuve que le comble du luxe n’est pas un séjour dans un palace mais un voyage dans le temps, à l’époque où la France développait son TGV et son Concorde, libre de toutes les préoccupations sociales et économiques d’aujourd’hui – une époque qu’ils convoquent ici à grand renfort de playlists nostalgiques et de vieux tacots rutilants.
Au loin, le phare balaie les forêts de pin de sa lueur rouge, et seule la multitude de petits morceaux de charbon déposés de temps à autre par la marée au milieu du goémon vient nous rappeler le drame survenu ici il y a un peu plus d’un mois.
Si le vent avait tourné
Incendies en Gironde : zones touchées
(estimations pour la période du 22 au 30 juillet 2026
© MODIS BURNT AREAS, EFFIS)
Du 22 juillet au 1ᵉʳ août, 42·000 hectares sont partis en fumée dans l’un des pires feux de forêt que l’Hexagone ait jamais connus. Plus de 220·000 personnes ont dû être évacuées et plusieurs centaines de maisons ont été réduites en cendres, principalement dans la petite ville du Porge, 3·500 habitants, connue entre autres pour son village naturiste, La Jenny.
Depuis, la région offre un paysage apocalyptique, mélange de troncs calcinés, de maisons carbonisées et de carcasses de voitures. De quoi rappeler au visiteur que si le vent avait tourné, la catastrophe aurait pu être plus terrible encore, voire mener à l’évacuation et à la destruction de certains quartiers de Bordeaux. Et tandis que la vie reprend son cours sur le bassin d’Arcachon, en coulisses, la bataille politique, elle, fait rage. À l’approche de l’élection présidentielle, les incendies sont devenus le symbole, chez les responsables politiques comme chez les citoyens, des diverses crises que traverse le pays.
En visite au Porge, le 17 août, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, s’est fait traiter de « ·menteur· » et s’est vu reprocher de ne prendre que des « ·mesurettes· ». Les Porgeais ont le sentiment d’avoir été sacrifiés pour protéger la très chic presqu’île du Cap Ferret. Mais là-bas aussi, on reproche à l’État de ne pas avoir fait le nécessaire, forçant les habitants à prendre les choses en main. Au point de provoquer un bras de fer entre le maire de Lège-Cap-Ferret, Philippe de Gonneville, chirurgien-dentiste, et l’un de ses plus éminents et légendaires administrés, Benoît Bartherotte, ancien président de la maison de couture Jacques Esterel.
Dans les années 1980, l’homme d’affaires a abandonné sa vie parisienne pour s’installer avec sa femme et ses sept enfants au bord du bassin d’Arcachon. Son terrain étant à l’époque menacé par l’érosion, il a fait venir de son propre chef, et sans autorisation officielle, des milliers de camions remplis de pierres et de béton qui ont permis de sauver sa parcelle et l’ensemble du littoral paradisiaque de la pointe du Cap Ferret. Beaucoup lui en sont aujourd’hui reconnaissants, mais dans le pays de Napoléon, inventeur de la bureaucratie moderne, ce genre d’initiatives isolées fait aussi grincer des dents.
Polémique sur un pare-feu illégal
Quand les flammes ont menacé d’atteindre la presqu’île, poussées par le vent, à la fin du mois de juillet, Benoît Bartherotte a pris une nouvelle initiative et fait aménager un pare-feu de 300 mètres de long sur une parcelle publique de forêt, au pied du Cap-Ferret, afin de stopper la progression de l’incendie s’il devait arriver jusque-là. Une démarche mal accueillie par Philippe de Gonneville, selon qui l’homme d’affaires aurait mieux fait d’utiliser son argent pour l’une des tranchées aménagées par les pompiers plus au nord, et protéger ainsi l’ensemble de la presqu’île.
Bartherotte, lui, reproche à l’État son inaction depuis de nombreuses années. Si le vent avait soufflé des brandons par-delà le pare-feu du nord, tout le Cap Ferret aurait brûlé, assure-t-il. Deux visions du monde s’entrechoquent dans cette affaire, symboles d’un antagonisme qui divise le pays tout entier : d’un côté, une bureaucratie à l’organisation millimétrée, suréquipée et lourdaude, où chaque domaine de la vie, même le plus infime, possède son propre département géré par des spécialistes considérés comme de hauts dignitaires, et de l’autre, un esprit de résistance antiétatique, une soif de rébellion profondément ancrée, érigés en modèle par Uderzo et Goscinny dans Astérix. Et Benoît Bartherotte fait clairement partie de ceux qui seraient prêts à avaler toutes les potions magiques possibles et imaginables pour défendre leur village gaulois, n’en déplaise à l’État.
Mais il a au moins raison sur un point : l’inaction de l’État. La forêt des landes de Gascogne [située principalement dans les départements de la Gironde et des Landes], plantée au 19e siècle à des fins industrielles, est détenue à 90· % environ par des propriétaires privés. Et l’État est trop longtemps resté les bras croisés face à l’impréparation de ces parcelles au risque croissant d’incendie à l’heure du réchauffement climatique, laissant notamment les mauvaises herbes envahir les pare-feu. Au bout du compte, ce n’est pas « ·le dérèglement climatique· » qui a engendré la catastrophe, mais notre irresponsabilité face à ses répercussions.
Rapport capitaliste à la forêt
L’incendie s’est déclenché parce qu’un bureaucrate a autorisé l’utilisation d’une débroussailleuse pour défricher les abords d’une ligne à haute tension malgré la chaleur extrême qui régnait depuis des semaines. C’est une étincelle produite par la machine qui aurait mis le feu aux sous-bois, d’après les conclusions de l’enquête. On connaît la suite : pas assez de Canadair, des mesures trop timides. Mais le véritable problème reste encore et toujours le rapport à la forêt, considérée comme une simple usine à bois qu’il convient d’exploiter au maximum.
William Blake écrivait en 1799· : « ·L’arbre qui fait verser aux uns des larmes de joie n’est aux yeux des autres qu’une chose verte qui se dresse en travers du chemin· ». Il en va de même avec l’industrialisation : la forêt qui est pour les uns un poumon protecteur face au dérèglement climatique n’est aux yeux des autres qu’une réserve de bois à rentabiliser. Jusqu’à présent, le gouvernement français n’a pas osé se mettre à dos le secteur de l’exploitation forestière.
Et si l’État propose des aides financières pour reboiser avec des feuillus, ces arbres jouant le rôle de pare-feu naturel, aucune mesure n’a encore été prise pour restaurer les marais qui se trouvaient là autrefois, ni imposer la plantation de chênes des Pyrénées, essence plus résistante à la chaleur et aux variations climatiques. Le regard porté sur ces immenses pins a néanmoins changé· : ils apparaissent désormais comme un produit de la modernité, cultivés pour la maximisation du profit, à la beauté aussi vertigineuse et éphémère que les gratte-ciel qui, comme eux, chancellent et craquent au moindre souffle de vent, et qui brûlent comme des allumettes.
Dans son souci de ménager le secteur du bois, l’exécutif français joue un jeu dangereux. Si de nouveaux incendies de cette ampleur venaient à se reproduire prochainement, la région pourrait faire une croix sur le tourisme, qui génère quelque 3,2 milliards d’euros chaque année et fait vivre plus de 50·000 personnes. L’avenir touristique de la région dépendra de la capacité de chacun à voir en cette forêt davantage qu’une simple usine à bois.
Source : Niklas Maak dans
Frankfurter Allgemeine Zeitung.
L’article original
Traduit de l’allemand par
Manon Delfour dans
Courrier International, septembre 2026.
Bilan carbone
Dans les forêts des Landes, le stockage de CO₂ atteint ses limites, et ce n’est pas seulement dû aux incendies.
Des chercheurs botanistes et spécialistes de l’environnent, dans leurs laboratoires d’expérimentation, sur le terrain et dans leurs publications nous alertent : indépendamment des terribles feux de cet été, la Forêt des Landes produit plus de gaz à effet de serre qu’elle n’en absorbe, contribuant ainsi au réchauffement climatique qui la fragilise.
Article sur ce sujet dans The Conversation










































































































